Sur un autre post je disais "L'aventure Dragon Ball Kai oscille entre le sublime et le ridicule"-oui je me cite moi-même tel Jules César

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Reprenons tout à plat.Si il avaient entièrement refait la série, on aurait entendu les puristes "mais comment on-t-ils osés, les salauds, DBZ intouchable".S'ils s'étaient contentés de remonter sans rien toucher, on aurait entendu"bande de salauds, fainéants, c'est juste pour le fric".Eh bien, ils on eu l'intelligence de couper la poire en deux (donc le 16/9,le remontage, les nouvelles OST, couleurs ravivées, la Haute Définition, plus les scènes marquantes recolorisées, un nouveau doublage...tout en se basant sur les rushs originaux DBZ.Ainsi, avec son côté moderne, la série aguiche le jeune public, mais en utilisant quand même les rushs d'origine, là, tu fais appel à la fibre nostalgique des plus anciens.Et je rassemble les deux publics avec cette promesse:un respect plus grand à l'oeuvre de Toriyama-sensei.De plus une nouvelle franchise permet de (re)lancer toute une gamme de produits dérivés, un formidable "outil marketing", comme cité plus haut par tonton Murow.
Tableau certes idillyque, sauf qu'à jouer les savants fous en créant la première série "Hybride" de l'Histoire, la Toei s'est en partie pris les pieds dans le tapis.
Le visuel, premièrement.L'alternance des scènes d'origine avec les recolos n'est pas du meilleur effet, le rendu est loin d'être homogène; ensuite, en ne gommant pas la ribambelle de faux raccords, dont souffrait DBZ, Toei Animation frôle la faute professionnelle.On ne compte plus les fous rires à ce sujet, rien que sur ce forum.De plus la saga Namek à subi un vrai lifting, le grain à l'image était magnifique, et puis subitement stop, on revient au flou ambiant, aucune explication rationnelle...bancal, tout ça.
Le nouveau catalogue des OST est bien maigre, et pas très recherché (dans un premier temps).Du coup, la "saison 1" est un vrai calvaire pour les oreilles, toujours les mêmes OST.Pourquoi ne pas avoir ajouté à celles de Yamamoto des versions modernisés de celles de Kikuchi ? Les OST 2 et 3 sont bien supérieures heureusement.
Dragon Ball Z, c'est aussi des scènes mythiques, qui ont marqué à jamais plusieurs générations de gamins.Force est de constater que cette nouvelle mouture les traite avec une légèreté assez hallucinante (Goku SSJ, la transformation de Trunks face à Freeza,etc).Le réveil est on ne peut plus tardif (Episode 92) mais la suite est vraiment débile (l'épisode 93 démarre avec l'un des plus beaux faux raccords de l'histoire du cinéma depuis la montre de Charlton Heston dans Ben-Hur.Pourquoi ne pas avoir viré cette scène ?).
Donc en résumé beaucoup de boulettes qui font un peu tâche quand on s'appelle Toei Animation.Mais il y a eu des moments de génie, ces rares fois où l'élève a dépassé le maître (le Final Flash de Vegeta vs.Cell, l'ultime transformation de Cell, Gohan SS2, Trunks vs Freeza et le Roi Cold).A partir de Cyborgs les OST sont assez saisissants.
En gros, ils s'y prennent trop tard. Et tout cela n'efface pas les boulettes passées.
Seule une série DBKAI allant à son terme, jusqu'à la fin de la saga Majin Boo, permettrait de dresser un vrai bilan de cette série qui de toutes façons, dans sa conception schizophrène, n'avait aucune chance de satisfaire pleinement les deux publics qu'elle vise, en contrepartie c'est deux fois plus de critiques.Souvent justifiées, parfois infondées, quelquefois exagérées.
A vouloir satisfaire tout le monde, la Toei s'est vilainement foutu les doigts dans la prise.Heureusement, au Japon, c'est du 110 Volts...
