C’est une annonce qui pourrait redéfinir l’avenir vidéoludique de Dragon Ball… Ou pas ! Le géant japonais Toei Company, maison mère de Toei Animation, officialise le lancement de Toei Games. Mais derrière cette expansion stratégique, un choix inattendu interpelle déjà les fans : aucune utilisation immédiate des licences cultes.
Toei Games : un nouveau pilier stratégique pour Toei
Avec Toei Games, le groupe japonais ne cache pas ses ambitions. L’objectif est clair : faire du jeu vidéo un axe majeur de développement, au même niveau que le cinéma, la télévision et les événements. Cette initiative s’inscrit dans la vision « Toei New Wave 2033 », qui vise à exporter les créations du groupe à l’échelle mondiale.
Le président Fumio Yoshimura l’affirme : Toei veut capitaliser sur son expertise en storytelling et en production visuelle pour proposer des expériences inédites aux joueurs du monde entier.

Une stratégie inattendue : pas de Dragon Ball, ni de licences existantes
C’est le point clé, et la véritable surprise. Contrairement aux attentes, Toei Games ne s’appuiera pas sur des franchises majeures comme Dragon Ball, One Piece, Digimon ou Sailor Moon. À la place, le groupe fait un pari audacieux : créer des licences entièrement nouvelles, « from scratch », en collaboration avec des créateurs japonais et internationaux.
Un choix stratégique dans un marché saturé de remakes et de suites, où la demande pour de nouveaux univers ne cesse de croître.
Quel impact concret pour Dragon Ball ?
Maintenant, pour les fans de Dragon Ball, cette annonce est à double lecture.
À court terme, cela signifie qu’aucun nouveau jeu issu directement de la licence Dragon Ball ne viendra de Toei Games. Les adaptations continueront donc probablement à dépendre de Bandai Namco, comme c’est le cas aujourd’hui.
Mais à moyen et long terme, cette décision pourrait avoir un impact plus profond, et ça, personne ne peut le prédire. En développant ses propres licences, Toei pourrait acquérir une expertise directe dans le développement et l’édition de jeux. Une montée en puissance qui, si elle se confirme, pourrait un jour bénéficier à Dragon Ball — avec des projets plus ambitieux, voire mieux maîtrisés en interne.

Trois premiers jeux déjà annoncés : KILLA, HINO et DEBUG NEPHEMEE
Toei Games a déjà dévoilé trois premiers projets originaux, confirmant sa stratégie.
- KILLA est un jeu d’aventure et de mystère en 3D centré sur une quête de vengeance, avec narration à choix et fins multiples.
- HINO propose une expérience 2D dark fantasy très artistique, portée par une forte dimension narrative.
- DEBUG NEPHEMEE mise sur un univers en pixel art et un système de gameplay original autour du “debug” de créatures.
Trois titres très différents, mais un même objectif : poser les bases de nouvelles licences plutôt que d’exploiter les franchises existantes.
Une décision risquée… mais potentiellement décisive
En choisissant de ne pas exploiter immédiatement ses licences les plus populaires, Toei prend un risque évident. Et puis on ne va pas se mentir, ces trois premiers titres n’ont clairement pas l’ambition d’un grand AAA. Mais c’est aussi un signal fort : le groupe veut créer les franchises de demain, et ne pas se reposer uniquement sur son héritage.
Pour Dragon Ball, cela peut sembler frustrant à court terme. Pourtant, cette stratégie pourrait bien préparer le terrain pour une nouvelle génération de jeux, portée par une expertise interne renforcée.
Reste à voir si ce pari audacieux portera ses fruits, et surtout, combien de temps il faudra avant que Dragon Ball entre réellement dans cette nouvelle ère. On vous rassure, vu le planning de Bandai Namco sur Dragon Ball Xenoverse 3 et les futurs jeux à venir (chut), on est tranquilles pendant au moins 15 ans.