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Leaks de mangas (dont Dragon Ball Super) : Un Français arrêté au Japon

Arrestations dans le milieu des leaks des chapitres de manga. La police japonaise a récemment mis la main sur deux individus qui seraient impliqués dans la diffusion illégale de scans de mangas des célèbres magazines dont les Weekly Shōnen Jump, Saikyo Jump, et V-Jump de Shueisha.

Cette nouvelle a secoué la communauté des amateurs de mangas, déjà parce que l’un des auteurs serait français, mais aussi car les arrestations seraient directement liés aux leaks des chapitres de Dragon Ball Super.

Arrestation leak mangas

La police japonaise a récemment mis la main sur plusieurs individus soupçonnés d’être à l’origine des fuites de contenus de mangas. Selon les informations de l’organisation médiatique japonaise NHK, deux étrangers ont été appréhendés au Japon pour avoir prétendument publié des images en ligne de chapitres de mangas issus des magazines de Shueisha et de Kodansha, avant leur sortie officielle. Ces leaks sont considérés comme une violation de la loi sur le droit d’auteur, et peuvent entraîner des peines de prison accompagnées de très fortes amendes.

Une boutique française serait au cœur du scandale

Parmi les sources des fuites, une boutique française implantée au Japon est directement ciblée par l’enquête. Toujours présumé innocent, l’un des étrangers arrêtés est un français, Samir M., le gérant de la boutique Japan Deal World. La société est spécialisée dans l’expédition de produits japonais tels que des figurines, des mangas, des magazines, des cartes, et bien plus encore, à l’échelle mondiale. Nous avions réalisé un concours avec eux en 2020, mais à l’époque, ils ne pratiquaient pas encore la vente de magazine.

Les rouages de l’enquête policière

D’après les investigations de la police, les suspects recevraient les magazines à Tokyo de la part des fournisseurs avant leur date de vente afin d’être prêt pour le jour de sortie. C’est à ce moment qu’ils prendraient des photos des contenus à l’intérieur des magazines avec leurs téléphones portables, les partageant ainsi sur internet.

Bien évidemment, ils ne les auraient pas partagés directement en ligne, au risque d’exposer directement leur boutique, mais par la voie d’autres individus ou partenaires en échange de publicités et de partage de liens. À titre d’exemple, et ce n’est un secret pour personne, on peut citer @DBSHype, qui vit hors du Japon, et qui est pourtant celui qui publie les leaks de Dragon Ball Super tous les mois sur Twitter. Il est justement l’un des partenaires exclusifs de la boutique JDWorld. Le lien est alors assez évident à établir, mais encore une fois, aucun jugement n’a été rendu, et il est important de respecter la présomption d’innocence.

D’ailleurs, au Japon, les deux individus interpellés nient formellement avoir mis en ligne ces images, laissant effectivement entendre que ce serait « quelqu’un d’autre » qui les posteraient à leur place. On serait alors face à un réseau s’organisant ainsi :

  1. Comme tous les revendeurs, la boutique reçoit en avance les magazines (afin de pouvoir les livrer à temps à ses clients).
  2. Comme la boutique reçoit les magazines en avance, elle envoie illégalement des photos des chapitres de mangas à ses partenaires, qui sont de simples twittos sur les réseaux sociaux, afin qu’ils les publient et gagnent en popularité.
  3. Une fois que les partenaires deviennent populaires, ils deviennent alors un excellent canal de communication pour partager des publicités et des liens vers la boutique en question.

La police poursuit son enquête, et suspecte effectivement l’implication d’autres individus. Les autorités rapportent que des perquisitions ont été menées, ciblant ordinateurs, téléphones et publications des suspects dans le cadre de l’enquête.

Trunks en prison

Une affaire qui s’étend : plusieurs groupes sous surveillance

Les autorités ont saisi des téléphones portables et des ordinateurs chez les présumés leakers de mangas. La police japonaise entend poursuivre ses investigations, suspectant l’implication de plusieurs individus et groupes dans ces activités de « leaking » de contenus de mangas. La division des cybercrimes de Kumamoto a révélé lors d’une conférence de presse qu’elle enquêtait sur des sites web, dans lesquels des séries populaires comme One Piece, Jujutsu Kaisen et Blue Lock étaient diffusées avant leur mise en vente officielle, selon les informations d’Asahi News.

Des preuves accablantes

La division des cybercrimes de Kumamoto a également partagé des images recueillant des preuves de la diffusion de fuites sous forme de scans, d’images brutes, et de publications sur les réseaux sociaux. On entre dans un arc assez sombre, et la saga des leakers de mangas continue de faire couler beaucoup d’encre au Japon. Les sanctions risquent d’être extrêmement lourdes, avec des peines de prison et des amendes encourues.

Trunks dort en prison

Source : NHK

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