Dragon Ball Super et DragonBall Z en France
News

Pourquoi je comprends les débordements des avant-premières (sans les cautionner)

Depuis quelques temps, le monde découvre avec effroi que les avant-premières de films au cinéma sont parfois sujettes à des débordements, et particulièrement quand il s’agit d’animes. C’est un phénomène relativement nouveau (je ne me souviens pas avoir vu de mec courir à poil lors de l’AVP de Matrix en 99). Mais bien que je ne cautionne pas ces débordements, l’instrumentalisation qui en est faite dans l’actualité est assez dommage, entre les extrêmes qui se l’approprient, et les bien-pensants qui ne comprennent pas que l’on puisse s’exciter devant un film.

Pourtant, en mars 2018, le monde s’émerveillait devant les réactions surréalistes (mais bon-enfant) des fans sud-américains lors des projections de l’épisode 131 de Dragon Ball Super. A l’époque, les commentaires étaient totalement différents — mais le public savait se tenir. On se réjouissait de voir une communauté faire la fête autour d’un simple épisode, mais force est de constater que le comportement du public sud-américain n’étaient pas comparables aux dingueries françaises, où des salles ont été dégradés, et où des violences ont eu lieu. C’est inadmissible, inexcusable, et honteux. Mais est-ce que ça ne soulèverait pas la question de proposer un autre format de projection pour ce genre d’événements ?

Transposez (il faut toujours transposer) : Imaginez un concert de rap, de rock, ou de K-POP, dans lequel on demanderait aux fans de ne pas s’ambiancer. Ce serait absurde. Et pourtant n’est-ce pas finalement ce qu’on demande aux fans de shonen ?

Alors attention : Je grossi volontairement le truc, et je suis d’accord, ce n’est pas vraiment comparable. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : un cinéma est avant tout un lieu où on doit pouvoir regarder son film tranquillement, parce qu’on a payé pour ça. Et personnellement, je serai le premier à aller demander mon remboursement si je ne peux pas regarder mon film tranquillement, parce que j’ai payé pour ça. Mais d’un autre côté, le besoin de réagir et de s’amuser entre amis (dans une certaine mesure) devient de plus en plus présent.

C’est d’ailleurs ce qu’ont compris Disney+ (avec GroupWatch) ou Amazon Prime (avec Watch Party), qui proposent à leurs abonnés la possibilité de regarder des films ou des séries à plusieurs, même lorsque des kilomètres les séparent. L’objectif est justement de répondre à ce besoin élémentaire : Réagir aux films et séries avec ses amis.

« On vient pour l’ambiance »

De son côté, le cinéma parisien Le Grand Rex est satisfait de ses avant-premières de One Piece Red. La direction l’assure : « c’est cette ambiance que les gens veulent » lors des AVP. Selon le propriétaire du cinéma : aucun débordement n’a eu lieu et l’ambiance était « bon enfant », bien qu’à titre personnel (et c’est l’auteur de l’article qui parle), je trouve que c’est un crachat à la gueule des clients qui ont payés pour voir le film tranquillement.

Et si la solution, ce ne serait finalement pas de proposer des séances standards d’un côté, et des séances « bordel autorisé » d’un autre (bien évidemment encadrées), notamment pour la projection de shonen comme One Piece, Demon Slayer, Jujutsu Kaisen, ou Dragon Ball, qui sont des shonen où tu sais d’avance que le final sera explosif.

Les commentaires sont ouverts en bas de page ! Quel est votre point de vue sur le sujet ? Quelles solutions peut-on proposer ?

5 / 5 - (1 vote)

COMMENTAIRES

guest

9 Commentaires
Le plus populaire
Le plus récent Le plus ancien
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires